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"Une arme visuelle" Une arme visuelle Le photomontage soviétique 1917-1953 ![]() Olga Sviblova , Commissaire de cette expositio et directrice de la Maison de la Photographie de Moscou nous offre une superbe exposition au Passage de Retz , dans le cadre du Mois de la Photo : les premiers photomontages russes de qualité dont des graphistes comme Gustave Klucis , El Lissitski ou Alexandre Rodtchenko sont passés maîtres.
Des soldats, des ouvrières, des paysans, des athlètes, des mineurs tous héros de grands rassemblements, des journaux, des tracts…… La propagande bolchévique s'appuyait sur le pouvoir « superpuissant » de l’image. Chaque cliché est vivant, saute au yeux, jaillit du mur en trois dimensions, comme au cinéma. Normal puisqu’il en reprend les codes visuels : contre-plongée, ligne de fuite, différents plans… Le mouvement est accentué par la composition l’asymétrique, quasi permanente. Le parcours nous plonge dans la propagande des utopies mises en scène pour galvaniser les troupes russes et la population. Place aux héros, mineurs, ouvriers, soldats, à la femme, hymne au sport, aux grands travaux d’électrification de la Russie. C’est dans les lieux même de ces changements, dans les usines, les écoles, les hauts lieux de l’activité du peuple soviétique que se déroulent les scènes. Et dire que le projet des bolchéviques était de munir chaque soldat d’un appareil photo en plus du fusil.
L’exposition rassemble plus de 150 documents photographiques jamais exposés en France, la plupart des originaux prêtés par la Maison de la Photographie de Moscou, dont bien sûr ceux de Gustav Klucis, d’El Lissitski ou d’Alexander Rodtchenko, mais aussi ceux de Varvara Stépanova , de Piotr Galadjev et de biens d’autres, souvent inconnus.
La pratique s’appauvrit à partir des années 30 : un seul personnage dominera les photomontages dorénavant : Staline qui poursuivra avec son « art de la laideur ». Le photomontage sera mis à l’index et interdit à partir des années 50.
Une exposition un peu chère… (8 euros en plein tarif), mais assez rare et de tellement bonne qualité que le billet d’entrée est vite oublié, surtout en déambulant dans le superbe Passage de Retz, un des hôtels particuliers du Marais. Jusqu’au 14 Janvier 2007 Passage de Retz 9, rue Charlot 75003 Paris M° Filles du Calvaire TLJ sauf lundi : 10h19h http://www.passagederetz.com ![]() Catalogue : 30 euros 120 pages Dos carré, collé ![]() ![]() ![]() haut de page |