Oscilliations graphiques


[I>I don’t know but maybe] : c’est en tout petit sur la page intérieur… Humble le studio. Pourtant, The Attik frappe encore très fort en éditant leur cinquième ouvrage (ne pas oublier 3.5). Manifeste visuel, explosion vectorielle surréaliste, expérience holistique… on ne sait plus comment qualifier Noise 4, la dernière monographie de ce désormais mythique studio brittanique.





La fracture avec l’Attik attitude d'avant 2001 est flagrante. L’approche est toujours subliminale mais leur matière première est aujourd’hui radicalement photographique.

En trois chapitres (des travaux de commandes, la Culture Life et le lab) Simon Dixon et Aporva Baxi (les deux DC en charge du projet) [I>digèrent] le signe, dépassent de loin la sacro-sainte tendance pour nous livrer une sensibilité à l’encontre de ce que l’on attendait d’eux, mais surtout des conventions.
Bien que je me permette de minorer la qualité de l’approche photographique (toujours un peu trop froide, très British), je rends hommage à leur conceptualisation de l’image de marque, leur gestion impeccable des blancs, du texte (qui devient image ou le contraire…) des aplats ou encore le travail des matières.





Ça respire, c’est une bouffée d’oxygène, plus qu’un “coup graphique”, une décharge visuelle. Le futur n’a pas de script.



Titre : Noise Four
Future Lab, Culture Life,
Reality Archive
Éditeur : HBI
Auteur : The Attik
Format : 33 x 22 cm
504 pages
Prix : 98 euro